Herboristerie

Depuis les temps les plus reculés l’humanité a largement puisé dans le monde végétal pour préserver ou restaurer sa santé.

Au 12émé siécle, une religieuse allemande Hildegarde de Bingen (1098-1178) écrira des traités de médecine, les Physica, où elle apporte des connaissances jusqu’alors inédites, comme la description et les usages de l’arnica (Arnica Montana L.), de la piloselle (Hieracium pilosella L.)…

A la renaissance c’est au médecin itinérant suisse Paracelse que l’on doit la notion de principe actif et de dosage comme le fondement de l’action de la plante.

Il y a toujours eu des controverses autour de la profession d’herboriste, tantôt autorisée et acceptée puis interdite et surveillée. Une querelle juridique permanente oppose les herboristes aux pharmaciens. Malgré le long processus de légitimation du métier d’herboriste, survient la suppression brutale du diplôme avec le décret du 11 septembre 1941.

A la fin des années soixante, c’est la « vague verte » qui touche le monde occidental. D’abord perçue comme une mode, le mouvement hippies sensibilise au retour vers les plantes médicinales et revalorise les savoirs des herboristes.

En 1979, Simone Weil, ministre de la santé de et la Famille, signe un décret qui libère 34 plantes médicinales dont 5 peuvent être mélangées entre elles. Une petite avancée, mais un recul de la légitimité des herboristes.

A partir de 1982 est crée Le syndicat S.I.M.P.L.E.S, L’association pour le Renouveau de L’Herboristerie, l’Ecole lyonnaise des plantes médicinales, l’école des plantes de Paris…

Aujourd’hui le diplôme n’a pas été rétabli, et les producteurs de plantes médicinales sont soumis à des réglementations injustifiées et inadaptées. De très nombreux procès et poursuites pour exercice illégal de la pharmacie sont intentés chaque années à des herboristes non diplômés, ou même à des pharmaciens qui ne voudraient faire que de l’herboristerie.

La liste des plantes médicinales en vente libre depuis 2008 (en vigueur aujourd’hui) comprend uniquement 148 plantes. Alors qu’il y a 365 plantes médicinales publiées à la Pharmacopée française. Mais surtout les herboristes n’ont pas le droit de dispenser des conseils ou des informations sur les usages médicinaux des plantes; y compris lorsqu’il s’agit de savoirs parfois multimillénaires, et que la demande du consommateur est forte pour être conseillé.

 

Sources: Livret d’Herboristerie pratique de l’ARH; La Nouvelle Liste des Plantes Médicinales en Vente Libre

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